Niveau 1 : Les bases indispensables de la musique

Citation - Musicien Rebel

Les notes sont à la musique ce que les mots sont à la littérature.

Citation - Musicien Rebel

Les explications

1. Mémorisation

Surement les connaissez-vous déjà ? Le nom des notes de musiques sont au nombre de 7.

Les notes de musique Do Mi Fa Sol La Si

On peut utiliser ces notes de plusieurs manières :

  • les écrire sur une portée en utilisant les clés (leçon n°4).
  • les modifier légèrement à l’aide des altérations (leçon n°5).
  • leurs donner une durée rythmique (leçon n°6).
  • les organiser par mesures (leçon n°9).

2. Une autre notation

Avez-vous déjà vu, sur certaines partitions de variétés ou tablatures, des lettres ? A, B, C, … ?

Il s’agit en fait d’une autre notation très répandue. C’est la notation anglophone. Voici l’équivalence :

Notation Anglophone A B C D E F G
Notation Française La Si Do Mi Fa Sol

3. Les accords

Comme expliqué dans la leçon précédente (la portée), lorsque l’on joue plusieurs notes en même temps, on appelle ça un accord. Plus tard, nous apprendrons à les construire. En attendant, voici un exemple d’accord :

Lecon 3_les-notes_01_exemple-accord

Exercez-vous maintenant !

Mémorisez le nom des notes dans un sens, puis dans l’autre.

Rappelez-vous aussi de la notation anglophone. Elle vous surement très utile.

Le Saviez-vous ? - Musicien Rebel

Le Saviez-vous ?

La notation Anglophone

C’est au 6ème siècle que commence l’histoire. Boèce avait pour habitude d’utiliser les lettres de l’alphabet pour désigner les notes. Mais il n’y avait pas réellement de règle à cette époque. Il commençait toujours par la lettre A, et ce, peu importe la note.

Il faudra attendre le 11ème siècle, avec l’écriture du « Dialogus de musica », pour voir apparaître la règle des 7 notes et leurs lettres respectives (comme appris plus haut).

C’est cette forme là qui est restait dans les pays Anglophones.

La notation Française

La notation Française, quant à elle, s’est faite plus tard. À noter, au passage, qu’il s’agit, de manière générale, d’une notation utilisée par les pays de langue romane tels que l’Italie, l’Espagne, le Portugal et la France.

C’est donc au 11ème siècle, avec le moine Guido d’Arezzo qu’arrivera le début de cette notation. Il utilisera les syllabes d’un chant latin (hymne de Saint Jean-Baptiste) pour nommer les notes. Voici les paroles de ce chant avec la mise en évidence des notes telles qu’on les connait :

Ut queant laxi,

Resonare fibris,

Mira gestorum,

Famuli tuorum,

Solve polluti,

Labii reatum,

Sancte Iohannes

Il est important de noter que le SI ne sera rajouté qu’à la fin du 16ème siècle. Le UT, quant à lui, sera transformé en DO pour faciliter sa prononciation. Il viendrait de la 1ère syllabe du mot « Dominus » qui signifie en latin « Le Seigneur ».